
Une saga d’histoire et d’aventures en 5 épisodes.
1er épisode : le berceau familial.
Je m’appelle Michel Gérard d’Embermenil.
J’ai eu une vie hors du commun, pleine de voyages et d’aventures…
Je suis allé jusqu’au confins de la terre et même au-delà…
J’ai rencontré des têtes couronnées et des êtres plus pauvres que Job…
J’ai frôlé l’extase et la mort plus souvent qu’à mon tour…
J’ai vécu plusieurs vies et de nombreuses histoires,
et de mémoire, je vais vous les raconter.
Je suis né du côté de Lunéville en Lorraine le 5 avril 1850, dans une famille de petits nobliaux, dont l’origine remonte à Charlemagne, vous savez celui qui a la barbe fleurie et qui a été sacré empereur d’occident en l’an 800.
Ma jeunesse fut heureuse et insouciante.
Peu doué pour les études, hormis l’histoire et la géographie, je préférais participer aux travaux des champs avec les paysans sur les rares terres qu’il nous restait.
J’aimais aussi faire de longues chevauchées sur Marengo, mon pur sang arabe, qui portait le nom d’une victoire de Napoléon, mais aussi le nom de son cheval le plus célèbre, qu’il a monté jusqu’à Waterloo…
2ème épisode : la houblonnière sanglante.
Après le 1er épisode, « le berceau familial », dans lequel on découvre la jeunesse du « héros ».
Le deuxième, où il est saisi par la vie et confronté à la mort.
« J’avais quitté la famille à regrets.
Le temps de l’insouciance était terminé.
J’avais reçu mon engagement au 1er régiment de cuirassiers à Arras, commandé par le général Raymond Leforestier de Vendeuvre.
La vie a la caserne etait assez spartiate et l’entraînement très éprouvant.
Il n’était pas facile de manier les armes sur nos montures avec un casque et une cuirasse de 8 kilos , et il fallait sans cesse recommencer pour que les mouvements qui nous étaient commandés soient parfaits.
Il fallait aussi s’occuper des armes et des chevaux, et bien d’autres tâches encore…
Nous étions souvent éreintés à la fin de la journée, et après la toilette, nous tombions tous de fatigue sur nos paillasse…
Jusqu’à recommencer dès le lendemain au son du clairon.
Mais l’ambiance était fraternelle, souffrir ensemble avait créé des liens.
Mes meilleurs amis s’appelaient Charles Edouard du Tresnay, Pierre-françois de Reminville et Eugène de la Gatine.
Nous formions une équipe très soudée et nous avions progresser ensemble dans la hiérarchie.
En avril 1870, nous étions tous les 4 lieutenants.
Puis vint la guerre… »
Suivez les aventures extraordinaires d’un homme, pas vraiment ordinaire, qui nous rappellent ce que fut notre histoire (une petite partie bien sûr et à vue d’homme).
Des aventures à suivre en vous abonnant à Pages d’Histoire sur YouTube.
3ème épisode : des épines et une rose.
Après le 2ème épisode, « la houblonnière sanglante », dans lequel le héros est confronté à la guerre franco-germano-prussienne de 1870-1871.
Le 3ème où il découvre l’amour dans les décombres de Paris.
Le retour des prussiens sur notre terre sacrée, la fin de l’empire, la débâcle…en si peu de temps !
Mais même quand tout paraît perdu, il y en a toujours pour dire NON…
Nous étions encore nombreux à vouloir résister..mais comment ?
Nous étions arrivés exténué au château familial.
Nos retrouvailles furent très émouvantes et touchèrent également François Ignace Haas.
Mes parents étaient fiers de nous mais aussi très inquiets de la tournure des événements.
Ils me rassurèrent sur mes 5 sœurs, mises en sécurité chez notre tante Léontine à Dinan, et sur mon frère Daniel Amaury, qui avait rejoint les francs tireurs à Épinal.
Après quelques jours de repos, Haas et moi avions décidé de le rejoindre pour continuer le combat.
J’aimais beaucoup mon frère de 2 ans mon aîné, il était droit, franc, fidèle et courageux.
Lui aussi avait fait carrière dans la cavalerie, au 4ème régiment de dragons, et s’était illustré à la bataille de Rezonville.
Il avait lui aussi refusé de rendre les armes lors de la capitulation de Sedan et avait rejoint les corps francs.
Nous nous rendîmes à Épinal ou était cantonnée son unité, les Francs-tireurs des Vosges, et nous miment sous les ordres du colonel Bourras.
La troupe était disparate et mal équipée.
Lors des différentes escarmouches sur les lignes de crêtes, j’avais vu un chef et toute l’abnégation de mon frère et j’étais heureux et fier de combattre à ses côtés.
je m’étais aussi lié à Paolo Carbonari, un italien proche de Garibaldi.
Ayant besoin d’armes et d’équipements, le colonel avait choisi mon frère et Carbo pour le représenter auprès du chef de l’armée des Vosges, et nous les accompagnes Haas et moi jusqu’à à Dole, le quartier général.
C’était très impressionnant de se retrouver devant Garibaldi, mais après quelques boissons, la fraternité d’arme prenait le dessus.
Bien que soutenu par Victor Hugo, Garibaldi, héros des 2 mondes, avait, malgré sa lutte contre les Prussiens, des problèmes avec le Gouvernement de la Défense nationale qui avait succédé à l’empereur.
Il nous demanda de rencontrer le président Louis Trochu afin d’avoir des directives- et des moyens pour son armée, et nous avait remis une lettre de recommandation pour rencontrer Victor Hugo…
4ème épisode : les feux de l’enfer.
Dans le 3ème épisode, « des épines et une rose », Nous avons laissé Michel Gérard dans un Paris, qui à peine sorti du siège germano-prussien, tombait dans l’insurrection qui allait devenir la commune.
On fait certains choix dans la vie, mais on est parfois emporté par des événements qui nous dépassent … La honte de la défaite, les souffrances accumulées pendant le siège et le sentiment de trahison de la bourgeoisie, avait fini par conduire le peuple de Paris à se révolter.
La guerre civile allait être terrible …
Même si je comprenais le petit peuple parisien que j’avais côtoyé pendant plusieurs mois, et bien que je fus mobilisé car le service était obligatoire, mon serment de fidélité à l’empereur m’empêchait de servir la commune et je fus obligé de rester caché dans notre petit logement du faubourg Saint Antoine.
De son côté, Sophie ne comptait pas ses heures à aider et soigner les pauvres et les indigents.
Après quelques semaines d’incertaines, une proclamation de Thiers était utilisée le 8 mai, qui indiquait que l’armée allait intervenir contre la commune de Paris.
C’est à partir du 21 mai que la situation empira, avec l’avancée des troupes versaillaises…
Découvrez dans cette nouvelle vidéo qui vous entraîne dans la guerre civile, mais aussi dans l’espoir d’un renouveau.
5ème épisode : l’océan de mes peurs.
Dans le 4ème épisode, « les feux de l’enfer », Michel Gérard et Sophie ont été contraints de quitter Paris suite à la commune insurrectionnelle.
Ils sont partis vers l’ouest de la France, et ont embarqué pour le Canada.
C’est très difficile de quitter ceux qu’on aime, et c’est un arrachement de quitter son pays natal.
Pour ne peut-être jamais revenir.
L’inconnu fait peur, mais il est stimulant aussi…
La vie est faite d’incertitudes, mais il faut toujours avancer pour ne pas tomber.
5ème épisode : L’Océan de mes peurs.
Les premiers jours en mer furent assez paisibles, bien qu’ennuyeux, mais la terre ferme nous manquait déjà.
Sophie avait le mal de mer, je pense que j’etais épargné grâce à la pratique intensive de l’équitation.
Pour èviter tout problème à bord, et comme nous en- avions l’intention, le capitaine nous maria, et ce fut l’occasion d’une petite fête.
Comme les- autres membres de l’équipage, nous devions participer aux nombreuses tâches.
Sophie aidait- à l’entretien, préparait les repas avec Loic et soignait les blessures du quotidien, moi je faisais-assez maladroitement ce que le capitaine exigeait comme de hisser et affaler les voiles, écoper et nettoyer le pont, pêcher quand le temps le permettait…
Il y avait parfois des rixes sur le bateau, les nerfs étaient souvent tendus à vif.
Puis le temps se gâta, et nous affrontâmes plusieurs tempêtes qui nous mirent à rude epreuve.
Un jour, une tempête épouvantable ballotait le corsaire maloin comme un fétus de paille.
Il était difficile de rester debout, mais il fallait écoper car l’eau de mer entrait et menaçait encore un peu plus la stabilité du navire.
C’est ce soir là qu’Alan, un jeune matelot, fut emporté par une vague immense, sans que personne ne puisse rien faire que pleurer.
Après ces jours de malheur, ce fut une mer d’huile pendant plusieurs jours, et il fallait tout remettre en l’état et réparer nos corps fatigués.
J’en avais profité pour lire les mémoires de mon grand-père.
J’étais allé directement à la campagne de Russie qui m’avait toujours fascinée en sachant à quel point certains événements pouvaient être tragiques.
Sur la retraite, il écrivait « le régiment avait encore de nombreux chevaux lorsque le départ de Moscou fut ordonné le 20 octobre 1812, et les cavaliers avaient encore fière allure, mais cela ne dura pas longtemps…
Suivez Michel Gérard et Sophie dans leurs nouvelles aventures.